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La Photographie à tout prix - Bnf

Publié dans Actualités culturelles

 

Du 23 novembre 2021 au 20 février 2022, la Bnf propose une promenade à travers la création photographique contemporaine en exposant une sélection d'oeuvres des lauréats des prix photographiques qu'elle soutient. 

 

La photographie à tout prix - Une année de prix photographiques à la BnF

 

Depuis 1955, la Bibliothèque est partenaire de deux prix initiés par l’association Gens d’images, le prix Niépce, qui distingue un photographe de 50 ans ou moins qui travaille en France, et le prix Nadar, qui récompense chaque année un livre photographique français remarquable. Elle s’est également associée en 2006 à la Bourse du talent dont les lauréats français ou internationaux sont exposés. Enfin, elle participe depuis 2020 au nouveau Prix du tirage photographique collection Florence et Damien Bachelot, porté par le Collège international de photographie du Grand Paris, qui célèbre l’art du tirage.

 

Commissariat

Héloïse Conesa, conservatrice au département des Estampes et de la photographie, BnF.

 

 

Site de l’évènement : ici

visuels du dossier de presse : ici

 

 

 

Le Prix Niépce – Grégoire Eloy, lauréat Prix Niépce 2021

 

Créé en 1955, le Prix Niépce Gens d’images est le premier prix de photographie professionnelle lancé en France. Il distingue chaque année le travail d’un photographe confirmé, âgé de moins de 50 ans, français ou résidant en France depuis plus de trois ans. Depuis 2016, il bénéficie du mécénat de Picto Fondation, et depuis 2019, du soutien de The Eyes Publishing et de l’ADAGP. Le lauréat du prix bénéficie par ailleurs d’une présentation de son travail lors d’un «Atelier Gens d’images» et d’une exposition à la galerie Dityvon de l’Université d’Angers. Ce prix historique a été soutenu dès sa naissance par la BnF qui acquiert régulièrement des oeuvres des lauréats.

 

Le Prix Niépce 2021 a été attribué au printemps dernier à Grégoire Eloy, né en 1971, engagé depuis 2003 dans une pratique photographique documentaire d’auteur. Ses travaux l’ont mené pendant 10 ans des pays d’Europe de l’Est à l’Asie centrale pour des projets au long cours sur l’héritage soviétique et les guerres du Sud Caucase. En 2010, il collabore avec la communauté scientifique pour une trilogie sur la science de la matière. Grégoire Eloy s’intéresse par ailleurs à notre rapport à l’environnement et au sauvage lors de résidences immersives en milieu naturel. Lauréat de la Bourse du Talent Reportage en 2004 et de la Résidence 1+2 «Photographie & sciences» à Toulouse en 2021, il est membre du collectif Tendance Floue depuis 2016.

 

« Né initialement d’un désir de documenter et de témoigner, mon travail est devenu, au fil des années, une pratique plus intime d’exploration de nouveaux terrains (géographiques, scientifiques, imaginaires) enrichie, chemin faisant, d’une liberté formelle faite d’essais et d’expérimentations artisanales : installations, livres-objets, photogrammes en extérieur, tirages argentiques par contact sur écran d’ordinateur. Je souhaite continuer dans cette voie, celle d’une photographie ambitieuse, ‘en mouvement’, en instabilité. » Grégoire Eloy.

 

 

 

Le Prix Nadar

 

Le Prix Nadar Gens d’images récompense depuis 1955 un livre remarquable consacré à la photographie ancienne ou contemporaine édité en France au cours de l’année. Il est attribué en partenariat avec la BnF et le musée Nicéphore Niépce, avec le parrainage du ministère de la Culture. Les ouvrages intègrent les collections de la BnF grâce au dépôt légal. Escourbiac l’imprimeur est également partenaire du Prix Nadar.

 

Le livre Leaving and Waving, lauréat du Prix Nadar 2021, rassemble les photographies que Deanna Dikeman a prises de ses parents au moment de leur dire au revoir sur une période de 27 années. Alors qu’elle reprenait la route, Deanna Dikeman pointait toujours l’objectif sur ses parents. Ce qui a commencé avec un instantané rapide en 1991 s’est transformé en rituel au fil des années. Leaving and Waving est une exploration touchante de la famille et du passage du temps.

 

Chose Commune est une maison d’édition française indépendante basée à Marseille. Fondée en 2014, elle est dirigée par Cécile Poimboeuf-Koizumi et a pour objet la promotion et la diffusion de la création artistique (photographie et oeuvres sur papier) en France et à l’étranger auprès du grand public, des institutionnels ainsi que des professionnels du secteur.

 

 

 

Le Prix du tirage – Collection Florence & Damien Bachelot

 

Créé en 2020, le Prix du tirage est né de la rencontre entre la volonté du Collège international de photographie de valoriser l’art du tirage photographique et la passion des collectionneurs Florence et Damien Bachelot pour les épreuves photographiques. Ce prix, organisé par le Collège international de photographie en partenariat avec la BnF et la Société française de photographie, célèbre l’excellence d’un métier d’art, comme la recherche menée par les artistes photographes dans le laboratoire. Cette recherche se matérialise par l’élaboration d’un carnet de travail qui intègre par don les collections de la BnF. Pour cette deuxième édition, deux catégories ont été ouvertes : l’une dédiée au binôme que forment le/la tireur(se) et le/la photographe et l’autre aux photographes effectuant eux-mêmes leurs tirages.

 

Guillaume Geneste et Bernard Plossu, lauréats 2021 dans la catégorie « duo photographe / tireur(se) »

Guillaume Geneste a travaillé comme tireur avec Marc Bruhat, à l’atelier Sillages puis aux éditions Contrejour à Paris avant de créer son propre laboratoire en 1996 : La Chambre Noire. En 2020, il publie le Tirage à mains nues aux éditions Lamaindonne.

Bernard Plossu est né en 1945 au Vietnam. A l’occasion d’un voyage au Sahara avec son père en 1958, il réalise ses premières photographies au moyen d’un Kodak Brownie Flash. Il s’installe au Mexique en 1965 et de ce séjour naîtra Le Voyage mexicain, ouvrage photographique publié quinze ans plus tard. En 1988, il reçoit le Grand prix national de la Photographie et son oeuvre fait l’objet d’une rétrospective au Musée national d’art moderne – Centre Pompidou.

« Cela fait exactement trente ans que je tire les photographies de Bernard Plossu. […]Les relations qui lient un tireur à un photographe au long cours sont les plus riches que j’ai pu vivre, car elles demandent de la complicité, une confiance et une entente entre les deux protagonistes, où la « couleur » des tirages est à définir dès le début de la relation et ne doit pas faillir sur la durée. […]. Entre tireur et photographe la technique est avant tout affaire de compréhension, d’interprétation, de gestuelle et de maquillage. Les photographes viennent voir un tireur et la relation demeure, s’ils s’entendent bien, si le tireur est capable de faire des tirages où le photographe se retrouve.» Guillaume Geneste.

 

Guillaume Zuili, lauréat 2021 dans la catégorie « photographe »

Guillaume Zuili est un photographe franco-américain, néen 1965, baséàLos Angeles. Membre actif de l’agence VU’, il travaille en Inde entre 1986 à1995 et publie en 2003 son premier livre Pondichéry, Chandernagor, Mahé, Karibal et Yanaon aux éditions du Chêne. Depuis quelques années, il illustre son obsession pour le mythe Américain, en explorant divers procédés de tirage. Récemment avec la série Urban Jungle, il combine l’usage de la chambre photographique à celui du révélateur Lith, créant des images àl’esthétisme hors du temps.

« Je me demande parfois si je ne suis pas plus tireur que photographe. La prise de vue devenant presque un prétexte pour pouvoir être dans le laboratoire et fabriquer mes tirages. […] Le tirage photographique est pour moi l’essence même de la photographie. » Guillaume Zuili

 

 

 

 

La Bourse du Talent

 

La Bourse du Talent, créée en 1997, a révélé de nombreux photographes, qui portent un regard singulier sur notre société et nous invitent à la regarder autrement. A l’origine de l’émergence de talents sans distinction d’âge, de nationalité ou de parcours, cette Bourse a été initiée au sein de Photographie.com par Didier de Faÿs, avec le soutien de Picto Foundation, qui réalise les tirages des lauréats. Grâce à la générosité des photographes et du laboratoire PICTO, un ensemble de leurs tirages rejoint les collections de la BnF. En quinze ans de partenariat, plusieurs centaines de photographies ont ainsi fait leur entrée dans le patrimoine national, attestant de la vivacité de la scène photographique contemporaine. Pour Didier de Faÿs les trois photographes qui ont étéchoisis pour cette édition 2021 « racontent tout l’espoir porté dans le monde d’après la crise sanitaire. Au-delà des frontières réelles ou sociales, au-delà des mots et des champs de la photographie, ces photographes sont activistes militants des communs qui nous rassemblent. »

 

Gabriel Dia, séries Fragments et Sabar

Photographe de nationalités française et sénégalaise né en 1985, Gabriel Dia conçoit sa série Fragments comme une tentative de reconnexion avec ses sens. « Dans la société sénégalaise musulmane où j’ai grandi, le corps est considéré comme un objet d’impureté qu’il faut toujours laver avant le rituel de la prière. Avec ce projet, j’espère faire taire peu à peu ces sons qui ont bercé mon enfance et mon adolescence avant mon exil en France à l’âge de 18 ans. Apprendre à aimer à nouveau mon corps et ses attributs ». Gabriel Dia

Gabriel Dia explore par ailleurs son histoire et son identité dans sa série d’autoportraits Sabar consacrée à une danse sénégalaise du même nom réservée aux femmes, que le photographe choisit de danser en se dissimulant derrière un film négatif opérant comme un voile protecteur.

 

Aurélie Scouarnec, séries Anamnêsis et Feræ

Photographe autodidacte née en 1990, Aurélie Scouarnec explore des thématiques liées aux mythes et croyances populaires, dans une interaction étroite avec la nature. Depuis début 2020, elle réalise par ailleurs sur une série dans un centre de soins pour la faune sauvage. Ses travaux s’inscrivent dans une même recherche autour de la lumière, des textures et de la sensation. « La série [Anamnêsis] retourne […] vers la nuit de l’origine, à la recherche de ce qui se meut en amont du langage et de la mémoire. Elle navigue parmi certaines traces laissées par les premières pensées, poétiques et philosophiques, de l’origine du monde et des hommes. Des corps y surgissent, se cherchent et se soulèvent. Dans la circulation des éléments primordiaux se tisse cette quête d’un lieu de reconnaissance d’une antériorité toujours plus reculée. » Aurélie Scouarnec

La série Feræ plonge au coeur de l’activité dans un centre de soins pour la faune sauvage, alors que les espèces et leurs habitats ne cessent de se réduire. Elle explore le quotidien de ces gestes de soin, comme autant de tentatives de réparer le lien avec le vivant.

 

Yann Datessen, série A.R.

Né en 1977 à Saint-Étienne, Yann Datessen apprend le métier de photographe sur le tard, en autodidacte. Son projet A.R. prend sa source à Charleville-Mézières, ville natale d’Arthur Rimbaud qui laissa à sa mort une photo à la postérité, une correspondance sèche et quelques textes sublimes. Aujourd’hui à Charleville-Mézières, alors que chaque coin de rue porte son nom, les moins de 17 ans ne savent pas vraiment qui il est. Entre 2016 et 2020, le photographe a écumé les établissements publics des Ardennes pour portraiturer des adolescents de tous horizons. « Je me suis servi de ces rencontres pour célébrer ensuite, au-delà des frontières, une constante : la moue fameuse des insatisfaits, qu’ils soient ardennais ou expatriés français, la moue de ceux qui sont loin d’eux-mêmes, loin d’un rivage qu’il est décidément de bon ton de fuir. » Yann Datessen

 

 

 

 

 

 

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