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Taysir Batniji, Quelques bribes arrachées au vide qui se creuse - MAC VAL

Publié dans Actualités culturelles

 

Jusqu'au 9 janvier 2022, le MAC VAL propose la première exposition monographique muséale de Taysir Batniji réunissant une sélection de plus de cinquante oeuvres produites ces vingt-cinq dernières années. 

 

 

Après un diplôme obtenu à l’université nationale An-Najah de Naplouse, un passage aux Beaux-Arts de Bourges (1995-1997), la pratique picturale des débuts de Taysir Batniji évolue rapidement vers des objets plus conceptuels, la photographie et la vidéo s’imposent doucement. Ne privilégiant aucun support, son travail tisse des liens entre l’espace intime et public. Il mène une réflexion sur les questions d’identité, de déplacement, de souvenir, d’attachement, de disparition, d’absence, de frontière, d’exil, de trace… Son histoire personnelle, croisée avec l’actualité, éclaire les situations d’entre-deux culturel et géographique. Si son œuvre donne souvent à voir une perception poétique de la réalité, Taysir Batniji, avec subtilité et humilité, n’a de cesse de pointer la difficulté de construire son identité autour d’une fêlure, aussi intime que partagée...

 

« Écrire : essayer méticuleusement de retenir quelque chose, de faire survivre quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes ». 

Georges Perec, Espèces d’espaces, Paris, Galilée, 1974

 

Parcourant près de vingt-cinq ans de créations, cette exposition propose de réunir quelques bribes de cet œuvre foisonnant et d’en dérouler les fils multiples. Plus connu pour son activité photographique, Taysir Batniji pratique un art protéiforme humble et à échelle humaine.

Taysir Batniji fait évoluer rapidement sa pratique picturale des débuts vers des objets plus conceptuels, la photographie et la vidéo. Des objets conceptuels et néanmoins intimes s’imposent doucement.
Ne privilégiant aucun support, il rend sensible l’entre-deux culturel et géographique dont il a hérité, naviguant entre Moyen-Orient et Occident, sphère intime et espace public, zone poétique et territoire politique. Chacune de ses pierres assemblées permet à Taysir Batniji une définition en mouvement de sa propre identité, l’affirmation de son existence au monde envers et contre tout.
Comme si la meilleure manière d’évoquer les désastres du monde ne pouvait se faire qu’à l’aune de soi, de sa propre situation. Comme s’il (se) donnait en permanence des preuves de son existence. Pour mieux résister. L’œuvre de Taysir Batniji se focalise sur la trace, la mémoire d’une forme, un geste, le souvenir d’une traversée, l’absence d’un être cher, la privation d’une terre, la disparition d’une image… En dialogue permanent avec l’histoire de l’art, situées, ses œuvres se reprennent et se répondent à travers le temps.

L’exposition assemble peintures, dessins, photographies, vidéos, installations, performances (de 1997 à 2021) en un vaste autoportrait. Elle propose une réflexion en acte autour de l’identité. Paraphrasant Georges Perec, le titre de l’exposition nous entraîne dans un espace mélancolique où l’arrachement et le déplacement sont moteurs.

 

Julien Blanpied et Frank Lamy
Commissaires de l’exposition

Exposition réalisée avec le soutien de BIC, Après Midi Lab et Atelier Populaire.

 

Page de l'évènement : ici

Communiqué de presse : ici

 

 

 

 

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