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Sergio Larrain / Gregory Halpern - Fondation HCB

Publié dans Actualités culturelles

 

Du 08 septembre au 1er novembre 2020, la Fondation Henri Cartier-Bresson présente deux expositions monographiques, l'une du photographe chilien Sergio Larrain et l'autre du photographe américain Gregory Halpern.

 

Sergio Larrain - Londres

La Fondation HCB présente Londres, une nouvelle sélection de photographies de Sergio Larrain (1931-2012) élargie par l’auteur lui-même. Durant l’hiver 1958-1959, le photographe chilien se rend dans la capitale britannique et réalise un ensemble de photographies où, sensible aux scènes et lumières qu’il rencontre, son imaginaire dépasse le sujet et le cadre de l’image.

À Londres, Sergio Larrain réalise son premier essai d’importance pendant les quatre mois de sa résidence, grâce à une bourse du British Council. Si les photographies de cette série ont peu été reproduites dans la presse de l’époque, c’est pourtant à l’occasion de ce voyage que Sergio Larrain fait une halte à Paris et y rencontre Henri Cartier-Bresson, qui lui permet d’intégrer l’agence Magnum Photos.

Le photographe déclare avoir ressenti la fin de la « capitale d’un ancien et vaste empire colonial », dont témoignent la mélancolie et les nombreuses nuances de gris de ses photographies. Les personnages fantomatiques saisis au coeur de la nuit, du brouillard et du froid londoniens confèrent aux images de Sergio Larrain une dimension onirique propre à son oeuvre. À Londres comme au Chili, il parvient à saisir l’essence des sujets qu’il photographie dans un cadre presque mystique.

 

 

Gregory Halpern - Soleil cou coupé 

Le titre de l’exposition, Soleil cou coupé, est emprunté à l’écrivain martiniquais Aimé Césaire (1913‑2008), dont la poésie a inspiré Gregory Halpern tout au long de son expérience en Guadeloupe. Quatrième lauréat d’Immersion, une commande photographique franco‑américaine de la Fondation d’entreprise Hermès, Gregory Halpern expose à la Fondation HCB le travail issu de cette résidence réalisée en 2019. Intrigué par l’histoire, le lieu, les habitants et le vernaculaire de ce département français d’outre‑mer, le photographe américain réalise une série aussi bien énigmatique qu’attentive à la réalité.

En revenant sur l’île lors de trois voyages successifs, sensible à ce que le lieu peut lui offrir, la démarche de Gregory Halpern témoigne d’une inspiration surréaliste, notamment du « surréalisme caribéen » incarné par Aimé Césaire.

L’histoire de la Guadeloupe, intrinsèquement liée à celle de la colonisation européenne et de la traite des esclaves, est toujours perceptible aujourd’hui par les nombreux monuments commémoratifs disséminés sur le territoire. Conscient de cette histoire, le photographe adopte une approche sensible, curieuse et réceptive. Intrigué par la contradiction et l’incongru, Gregory Halpern met en parallèle la beauté de la nature et la terrible histoire de l’archipel, obligeant le spectateur à résoudre lui-même ce beau et déroutant mélange d’images.

Par les portraits comme par la représentation d’objets du quotidien – le vernaculaire – Gregory Halpern perçoit ainsi sous différentes formes, les stigmates de l’histoire de la Guadeloupe.

 

 

Dossier de presse des expositions : ici

 

 

 

 

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