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Brassaï - Graffiti au Centre Pompidou

Publié dans Actualités culturelles

 

Exposition gratuite du 9 novembre 2016 au 30 janvier 2017 à la galerie de photographies, Centre Pompidou, Paris.

Les dessins et signes tracés ou grattés sur les murs de Paris ont fasciné Brassaï du début des années 1930 jusqu’à la fin de sa vie. Le photographe a constamment traqué ces expressions durant toute sa carrière, leur consacrant une importante série qui a pris forme dans un livre et à travers plusieurs expositions.

 

 

« Ces signes succincts ne sont rien moins que l’origine de l’écriture, ces animaux, ces monstres, ces démons, ces héros, ces dieux phalliques, rien moins que les éléments de la mythologie. » C’est avec ces mots que Brassaï, photographe français d’origine hongroise, commentait, en 1933, la première publication de quelques-unes de ses photographies des fragments des murs parisiens parues dans la revue Minautaure. La série des « Graffiti », à laquelle le photographe travaillera pendant plus de vingt-cinq ans est riche de plusieurs centaines d’images, dont une partie reste méconnue. L’exposition que présente le Centre Pompidou dans la Galerie de photographies, en dévoilant des inédits, propose un regard approfondi sur ce célèbre ensemble et sa fortune auprès d’artistes et d’écrivains proches de Brassaï : Pablo Picasso, Jacques Prévert, Jean Dubuffet, notamment.

 

 

PENSER INTUITIVEMENT L’APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE COMME UN OUTIL DE DISSECTION DE L’URBAIN

 

Flâneur nocturne, Brassaï s’intéresse dès ses débuts aux quartiers « mal famés » de Paris et à la culture populaire. Il est le premier, dans l’histoire de la photographie moderne, à penser intuitivement l’appareil photographique comme un outil de dissection de l’urbain. Il concentre son regard sur des dessins, signes et gribouillages inscrits sur les murs de Paris. À l’instar de ses clichés des pavés, il resserre son cadre, s’attache au détail et met en valeur un objet a priori sans importance, exactement comme il l’avait fait pour les Sculptures involontaires avec Salvador Dalí. Ces règles formelles établies, Brassaï entame un projet d’enregistrement systématique : au fil des années, il constitue un catalogue – un imagier populaire – des traces laissées sur les murs par les habitants de la capitale. Publiés pour la première fois dans le contexte surréaliste, ces dessins trouvés et photographiés sont lus comme l’expression de l’inconscient de la métropole. Rassemblés dans les années 1950 pour des expositions et édités dans le livre Graffiti (1961), ils sont soumis à une typologie proposée par l’artiste. Cette démarche inscrit sa pratique dans le contexte naissant de l’ethnologie et de la sociologie du quotidien.

L’exposition prend sa source dans l’ensemble exceptionnel des « Graffiti » que conserve le Centre Pompidou et porte un regard nouveau sur ces images. Elle les inscrit dans le cadre plus large de la fascination exercée par l’art populaire sur certains artistes et écrivains en quête des sources premières de la création artistique. Grâce aux prêts d’œuvres venues de l’Estate Brassaï, de collections privées et d’autres institutions, l’exposition montre comment certains tirages de la série ont été réutilisés par des artistes : intégrés à des collages, illustrant des recueils de poésie, inspirant un dialogue avec des réalisations sculpturales ou graphiques.

 

Karolina Ziebinska-Lewandowska, Commissaire de l'exposition

in Code Couleur, n°26, septembre-décembre 2016, pp. 40-41

 

 

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cg5MXrA/roKxKxy#keywords_edit_btn

 

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